Promouvoir l’espéranto

Promouvoir l’espéranto, changer la société

Pour promouvoir l’espéranto, prouvons l’utilité de l’espéranto dans la résolution des problèmes majeurs de nos sociétés et soutenons davantage les bénévoles.

Depuis un certain temps, Thierry Saladin nous présente son nouveau projet de professionnalisation du mouvement espérantiste. S’il réussit à le réaliser, il n’est pas impossible qu’un pro de la communication n’utilise une grande part de son temps (payé par de généreux donateurs) à faire la promotion de l’espéranto chez les militaires, les multinationales, les nucléaristes, les partisans de la négation du réchauffement climatique… Bref chez les « ennemis » des humanistes qu’en général sont les espérantistes.

Risque de projet dangereux

N’oublions pas que Mme Alliot Marie, lorsqu’elle fut ministre de la Défense Nationale, avait proposé que l’espéranto soit utilisé par les armées européennes…

Combien nous serions nombreux à souffrir, de ce que ce soient des militaires qui aillent dans les établissements scolaires enseigner l’espéranto et en profiter pour endoctriner les élèves !!

Et surtout quels dégâts pourraient être commis sur ces jeunes !

Réinsertion Espéranto

Si nous examinons objectivement cette « réussite » de l’association Réinsertion et Espéranto et comptons le nombre de chômeurs ou autres réinsérés, dans ces 19 dernières années :

Sur le site de la 1ère association :

apsike1997.free.fr/francais/esperantoenseigne.htm

on peut voir un tableau présentant la liste des nombreux établissements scolaires qui ont bénéficié, de 1997 à 2006, de cours d’espéranto (souvent payants pour les établissements).

Si l’on calcule le coût pour l’État, les adhérents ou les établissements scolaires, 9 ans de salaires payés à Zohra, cela dépasse bien les 100 000 € (sans compter le temps consacré par Thierry, qui affirme y avoir consacré presque tout son temps pendant ces années).

De l’enquête menée, il ressort que :
– Thierry a animé un certain nombre de conférences en Languedoc-Roussillon, en Alsace et d’autres régions, et même en Belgique. Bravo !
– Une seule personne, Zohra B., et non les deux CDI annoncés, a été embauchée (5 ans comme emploi-jeune, 4 ans aux frais de l’association). Elle a effectué un excellent travail d’information pendant 9 ans (de 1996 à 2005) de Perpignan à Orange, donnant des cours dans de nombreux établissements scolaires… Et elle en est très satisfaite. Mais à quel prix !

Agir en dehors d’associations espérantistes…

Dans le dernier numéro de la revue, nous avons cité plusieurs exemples de « franc-tireurs » ; samideanoj qui, en dehors des associations espérantistes, parfois à seulement deux ou trois ont participé à de grands évènements en tant qu’espérantistes, ce qui a permis à de très nombreux « militants » associatifs de constater que l’espéranto existe toujours et est très utile.

… comme Alternatiba

En voici un autre exemple : lorsqu’en mars 2015, j’informai Philippe Stride de l’importance de participer à la grande mobilisation nommée « Alternatiba »

alternatiba.eu/2016/12/faucheurs-de-chaises-reviennent-vague-de-mobilisation-bnp-9-10-decembre/)

Il me répondit : « Mais Emile, je suis déjà débordé, entre les cours d’espéranto, ma responsabilité dans Enercoop pour la Bretagne, mes petits-enfants, etc. » Je lui répondis : « Ce mouvement mobilise plusieurs centaines de milliers de militants humanistes, ne crois-tu pas qu’il est très important d’y participer, en tant qu’espérantistes ? Peux-tu prendre au moins le temps de t’informer sur leur site, dont nous avons déjà traduit en espéranto les principaux textes ? ».

Philippe eut la « modestie » de s’informer et non seulement participa activement au mouvement mais lui-même organisa un « village Alternatiba ». En tant que coordinateur, il put mentionner sur l’affiche et dans la presse la présentation de l’espéranto à une heure de grand public, et suite à cette présentation, 13 nouveaux élèves s’inscrivirent à son cours d’espéranto !

Cerner les besoins pour être efficace

Que peut-on proposer de plus efficace (et beaucoup moins coûteux) que les propositions avec des employés ?

Jusqu’ici, parmi les raisons pouvant encourager l’apprentissage de l’espéranto, nous avons surtout parlé de voyages, de séjours économiques chez des étrangers espérantistes, de découvertes d’auteurs méconnus…

Hélas, la moitié des français ne partent plus en vacances et les principales préoccupations de nos compatriotes ne sont-elles pas :
- le chômage
- les augmentations des violences : agressions, terrorisme…
- le réchauffement climatique…

Chaque année, je dialogue avec des centaines de personnes. La majorité des gens sont très pessimistes, se croient impuissants devant tant d’injustices, d’horreurs et deviennent fatalistes.

Utilisons l’espéranto pour collecter davantage de nouvelles positives, faisons-les davantage connaître : par exemple sur nos sites.

Ceci, afin d’inciter un maximum de personnes à reprendre courage, donc à s’engager dans des actions non-violentes, comme celles organisées par des collectifs comme Alternatiba.

Projet : expositions en libre service

Créons des expositions diffusées en format A4 (pour être imprimable par tous) par internet, sur les avantages de connaître l’espéranto, sa facilité d’études…

Nous sommes déjà plusieurs (H. Masson, E. Barbay, C. Bernard, F. Kraemer) à étudier cette nouvelle forme d’action.

Nous étudierons avec grand intérêt toutes suggestions et toutes propositions de collaboration.

Journées d’action pour promouvoir l’espéranto

La plupart des médias annoncent souvent les actions menées par des associations, lors des grandes journées initiées par l’ONU :

- le 8 mars : « Jour de la Femme »

- le 9 mai : « Jour de l’Europe »

- le 20 novembre : « Jour de l’Enfance »…

Pourquoi ne pas imiter Philippe Stride, c’est-à-dire, créer des alliances provisoires avec un maximum d’associations humanistes, afin d’organiser, autour de ces dates, ensemble, des conférences-débats, des expositions, des sketchs…

Les médias parlent de nous : Promouvoir l’espéranto

En Loir-et-Cher, tous les ans, un espérantiste donnait rendez-vous aux samideanoj de la région, pour fêter les Rois Mages. Nous nous retrouvions une centaine, en famille, pour manger des galettes, chanter, danser, etc et le lendemain, la presse publiait une bel article, avec une photo comprenant beaucoup de jeunes, avec pour titre : « Les espérantistes du département et leurs amis ont fêté les Rois ».

Pourrait-on imiter une telle action ?

Proposer des expositions pour promouvoir l’espéranto

Lors d’une exposition de peinture à la médiathèque de Blois, je suis allé demander aux exposants et aux responsables, l’autorisation de placer dans le hall vide une exposition sur l’espéranto. Ce fut accepté. Un article de presse annonça cette exposition et une présentation de la langue à la fin de l’exposition. Cela me valut 4 élèves supplémentaires !

Employer à l’étranger, traduire et promouvoir l’espéranto

En Afrique, le SMIC s’élève à 1 € de l’heure. Nous sommes 60 qui payons 10 € par mois afin d’employer 4 « professionnels » pour donner des cours, animer des conférences sur l’espéranto… Payés le double de leur SMIC, ils sont bien considérés. Accompagnons des samideanoj d’un bon niveau, afin qu’ils se forment pour devenir des traducteurs fiables en français – Espéranto. De même pour d’autres langues (anglais, espagnol… ). Lors d’une rencontre en Ardèche, chez Pierre Rabhi, lorsque je lui proposai de traduire ses principaux textes, il accepta. Certainement qu’une grande partie des associations humanistes accepteraient d’enregistrer sur leur site des traductions en espéranto de leurs principaux textes, appels, pétitions…

Partage du travail

François Plassard, docteur en économie, depuis longtemps nous avertit que, l’amélioration des rendements (usage croissant de robots) et de la délocalisation des fabrications dans les pays de moindre coût, le chômage ne peut qu’augmenter en Europe. Pour éviter des détresses, des révoltes de la faim, la seule solution est le partage du travail (Exemple dans le Rhône, voir sur le site ci-dessous).

Conclusion :

Si nous consacrons un peu de temps à enquêter dans beaucoup de pays (grâce à l’utilisation de l’espéranto) sur les solutions efficaces dans la résolutions des grands fléaux de notre époque et que nous les fassions connaître au maximum de nos concitoyens, nous contribuerons à les encourager à s’engager toujours plus et ferons en même temps la promotion de l’Espéranto.

Pour ma part, c’est ce que je m’engage à continuer, en y consacrant un maximum de temps et de moyens matériels : promouvoir l’espéranto

Émile Mas
les-amis-de-wangari-maathai.ouvaton.org

N°123 pages 18 – 19

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