Nuit debout

nuit debout espéranto, 8 mai, 69 mars

Nuit debout espéranto : ce fut l’occasion de présenter l’espéranto durant un rassemblement de Nuit debout.

« J’avais eu entre les mains l’info selon laquelle le dimanche, il serait possible de présenter des proposition devant l’assemblée. J’ai donc rédigé le texte lisible ci-après »

Le processus de présentation après tirage au sort était long et fastidieux (de 18 h à 22 h !).

Il y avait d’une part des propositions issues des commissions déjà constituées et d’autre part des propositions « libres » émanant d’individus ou de groupes non encore formalisés. Les propositions ont été tirées à parts égales dans ces 2 boîtes, soit une vingtaine en tout. Comme ils avaient distribué 200 feuilles de propositions, nous avions peu d’espoir pour notre proposition, mais en réalité, seule une petite cinquantaine de propositions a été déposée et, par chance, celle sur l’espéranto en faisait partie.

Nuit debout Espéranto

Le texte que j’avais rédigé à la hâte avant de me rendre place de la République, a été approuvé par les 5 autres espérantistes présents au stand (voir propositions espéranto).

À l’issue de chaque présentation, devait avoir lieu un débat contradictoire (1 ou 2 pour, autant de contre), mais pour notre proposition, aucun pour ne s’est présenté car, vu l’heure tardive, tous les espérantistes étaient rentrés chez eux. Ce débat n’a donc pas eu lieu et c’est bien dommage.

Ensuite, 2 questions étaient posées à l’assemblée (environ 300 personnes)

1 – Cette question justifie-t-elle l’avis de l’assemblée ?

2 – en cas de réponse positive à la première question : doit-elle faire l’objet d’un débat pour l’améliorer afin de la présenter au vote de l’assemblée samedi prochain ?

Il suffisait de 20 % de voix positives pour que la proposition soit retenue. Malheureusement, moins de 20 % ont voté oui à la première question. Cependant, tout n’est pas perdu car il y a moyen de faire  passer des propositions par un circuit plus court, solution que je compte explorer.

Points positifs : 

• 300 personnes ont entendu parler de l’espéranto en assemblée.

• 2 personnes (1 pour, 1 contre) sont venues me poser des questions. Le POUR habite Lyon et je lui ai parlé du KoToPo. Il prendra contact et a l’intention d’apprendre la langue !

• Quelqu’un de Radio Debout est passé sur le stand et Marianne m’a transmis son contact, à la suite de quoi, j’ai été interviewée pendant plusieurs minutes

Elizabet Barbay

* Nuit Debout reste au mois de mars, ce qui permet d’en numéroter les apparitions. On en est au 125 mars.

PROPOSITION « Espéranto »

Nous, citoyens du monde, participants aux « nuits debout » souhaitons que ce mouvement pour un monde plus libre et plus juste, se développe à l’échelle mondiale. Cependant, dès que la collaboration au-delà des frontières est nécessaire, nous constatons que :

1e Nous nous heurtons à un problème de communication entre militants des différents pays : la barrière linguistique.

2e l’utilisation d’une ou deux langues au détriment des autres, crée une injustice pour ceux dont la langue n’est pas utilisée, déjà au niveau de la simple compréhension.

3e Seuls ceux qui maîtrisent bien l’une des langues choisies peuvent s’exprimer. Il s’agit d’une discrimination par la langue.

4e – L’anglais est, de fait, la langue de Wall Street et du TAFTA, tout ce que nous rejetons ! L’utiliser presque exclusivement pour la communication internationale est un non-sens et nous assujettit aux instances dominantes desquelles nous voulons justement nous affranchir. Nous proposons donc de nous donner les moyens de notre indépendance et d’adopter la langue neutre internationale « espéranto ».

Il ne s’agit en aucun cas d’imposer à tous l’apprentissage de l’espéranto mais de faire connaître cet outil démocratique de communication entre locuteurs de langues différentes. L’espéranto, qui aura bientôt 130 ans, compte déjà plusieurs millions de locuteurs répartis sur tous les continents. C’est même l’une des langues les plus actives sur internet dont il est le complément idéal. (voir Vikipedio : espéranto)

Chaque personne intéressée peut trouver des cours gratuits d’espéranto sur internet.

Il est possible d’acquérir, très rapidement, les bases de la langue, qui a été conçue dans ce but. Quelques semaines ou quelques mois (en moyenne, 10 fois moins que pour l’anglais) suffisent pour converser librement avec des personnes de n’importe quel pays.

L’usage de l’espéranto respecte toutes les langues et toutes les cultures, sans discrimination.

L’espéranto est pour nous, usagers de cette langue, un outil nécessaire au débat démocratique au niveau international. Nous proposons qu’une information complète et impartiale circule à ce sujet et que l’apprentissage en soit encouragé parmi les militants qui souhaitent inter-agir au niveau international.

Interview d’Elizabeth

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