UK - Réunion des philatélistes

Ligue espérantiste des philatélistes ELF-AREK

La ligue espérantiste des philatélistes ELF-AREK est un groupe amical de collectionneurs  : Esperanto Ligo Filatelista – Amika Rondo de Esperantaj Kolektantoj.

Une collection est l’art de collecter des choses pour les classer d’après une méthode précise et leur donner une certaine valeur. 

Collectionner : différents buts

Collectionner des timbres poste dépend de différents buts : estéthique (le graphisme du timbre est devenu plus élégant), les dimensions (les petites choses occupent moins de place, comme sont en fait les timbres), romantique, dans la collection de timbres postes, il y a des exemplaires venant de tous les coins du monde et cela permet au philatéliste de les rendre très agréables « voyages sans payer ».

Abondance ou rareté d’un timbre : taxe de la valeur

Le timbre poste n’est pas n’importe quel morceau de papier. Les premiers philatélistes, pendant les classements thématiques des « exemplaires divers » prirent conscience, qu’on trouve très souvent un timbre précis, pendant qu’un autre existe seulement à très peu d’exemplaires ; ceci a obligé à taxer la valeur de chaque timbre.

Un investissement

En raison du fait que le nombre de collectionneurs est toujours plus élevé, pendant que les timbres des années passées peu à peu diminue, que tous les exemplaires entrent également dans le stock des autres collectionneurs ou commerçants, on peut affirmer que la collection de timbre postes peut être aussi un bon investissement.

Le 1er timbre

La réforme de la poste mise en place par Sir Rowland Hill (1795 – 1879) en Angleterre le 6 mai 1840 qui a assigné à l’expéditeur de payer l’envoi du courrier, a rendu obligatoire l’édition de timbres poste (ainsi est né le Penny Black, premier timbre anglais). Depuis ce temps, le timbre poste est devenu le moyen d’affranchir le courrier et également une pièce de collection.

Fondation de l’Union Postale Universelle à Berne

Le perfectionnement du service postal a favorisé la fondation de l’Union Postale Universelle à Berne. Presque tous les états du monde y adhèrent. Au début, les collectionneurs faisaient des efforts pour trouver un exemplaire de chaque timbre poste édité dans leur propre pays. Ensuite, celui qui avait un correspondant à l’étranger, commençait à collectionner également tous les timbres étrangers. Après quelques temps cependant, on a considéré que l’on ne réussirait jamais à compléter cette collection pour diverses raisons principalement à cause des raretés.

Ainsi la plupart des philatélistes se sont résignés à collectionner les timbres d’après le pays d’édition et a commencé à préférer la collection thématique. En plus des timbres postes, on a commencé à collectionner des oblitérations postales, des tampons et des autocollants qui présentent l’histoire et les évènements mondiaux.

Thème de l’espéranto

Ainsi l’espéranto devint un thème mondialement traité en philatélie dans de nombreux pays. Pratiquement depuis les premières années, des revues philatéliques importantes se sont intéréssées à l’espéranto. La revue Philatéliste Français a fait paraître des articles favorables au sujet et en espéranto. Les Archives des Collectioneurs avaient une rubrique spéciale Esperanto, L’Echo de la Timbrologie de Bruxelles opta pour l’espéranto dans les relations avec les philatélistes étrangers. Sur les pages de nombreuses revues en espéranto ont parus très souvent de nombreuses annonces de philatélistes désirant correspondre en espéranto et échanger des pièces de collections. Il semble que les philatélistes furent les premiers à comprendre la nécessité d’un dictionnaire spécial pour la philatélie.

Timbre poste

En 1911 une importante firme philatélique à Leipzig (Allemagne) a édité dans quelques langues, dont l’espéranto, un tableau des termes et expressions philatéliques les plus usités. Et en 1926 est paru dans Heroldo de Esperanto, ensuite dans un livret spécial Filatela Terminaro de Herbert Moore Scott (Ouest Virginie) en langues espéranto, anglaise, française et allemande.

Le premier timbre poste avec des mentions en espéranto a été édité en Union Soviétique en 1925 pour rendre hommage au 20° anniversaire de la mort de Aleksandr Stepanovič Popov (1859-1906) auteur de l’exploration des ondes électromagnétiques. L’année suivante ont été édités deux timbres poste de 7 et 14 kopeck à l’occasion du 6° congrès de SAT à Léningrad, actuellement Saint-Peterbourg du 6 au 10 août 1926) et également en 1927 un timbre avec la gravure de L.L. Zamenhof à l’occasion des 40 ans de la naissance de l’espéranto.

Depuis ce temps, divers pays ont édité des timbres sur la langue internationale ou sa création et des rencontres espérantistes ayant généralement comme images, la paix et la compréhension entre les peuples.

Le premier cachet postal est apparu à l’occasion du 8° congrès mondial à Cracovie (août 1912), en Autriche à cette époque.

Cachets postaux

Après 1912, les cachets postaux ont été émis à l’occasion de différents congrès, principalement mondiaux, des manifestations spécifiques ou des hommages à des dates importantes.

Les cachets postaux ayant comme thème l’espéranto ont aussi été réalisés pour des évènements sans aucune relation avec ce thème, comme par exemple les 2 cachets postaux polonais de 1967 pour la 36° Foire Internationale de Poznan et le 50° anniversaire de la Révolution d’octobre.

Autocollants

À tous les timbres poste et cachets postaux, on ajoute différentes sortes d’autocollants et cartes postales. À l’occasion du 1er Congrès mondial de Boulogne-sur-Mer, en août 1905, le Docteur Eduard Mybs (1858-1923) a fait la proposition suivante : « L’édition d’un timbre en espéranto serait certainement très utile et qui plus est un mode d’information à succès pour l’espéranto ».

Édition de timbres informatifs

Dans divers pays, on a édité des timbres pour les associations caritatives. Ils avaient un grand succès et furent vendus rapidement, bien qu’ils ne soient pas des timbres des États et sans valeur postale. Cependant, grâce à leur spécificité et l’art graphique, ils ont éveillé l’intérêt du public et des collectionneurs.

Les « entiers »

Pour finir, mentionnons également les « entiers ». Ceux ci sont habituellement des enveloppes ou cartes postales relatives à l’espéranto avec un timbre poste imprimé soit avec un texte sur la couverture ou carte postale imprimée en espéranto, soit que le timbre édité paraisse avec un texte dans la langue internationale.

Pour les collectionneurs, un fond inépuisable pour enrichir sa propre collection et en créer d’après des thèmes les plus variés que possible.

Jusqu’à maintenant tous ces pays ont édité des cachets postaux au thème de l’espéranto : Autriche, Bavière, Belgique, Bosnie Herzegovine, Brésil, Bulgarie, République Tchèque, Chine, Corée, Croatie, Cuba, Finlande, France, Allemagne, Japon, Israel, Yougoslavie, Lituanie, Luxem-bourg, Malaisie, Malte, Pays-Bas, Pologne, Slovaquie, Slovénie, États-Unis, Suriname, Suisse, Italie, Hongrie, Union Soviétique.

Notes historiques sur la ligue espérantiste des philatélistes ELF-AREK

Pendant le 48° Congrès Mondial d’Espéranto à Sofia (Bulgarie) en août 1963, se sont réunis des espérantistes philatélistes qui décidèrent de fonder une ligue philatélique. Hermann Heiss (d’Oberkirch, Allemagne) a soutenu depuis le début ce projet car il lui paraissait nécessaire d’avoir une association espérantiste spécifique qui consciencieusement s’occuperait d’affaires philatéliques.

La Ligue Espérantiste Philatélique (ELF) a été fondée le 16 juillet 1964. Les sept fondateurs étaient : Hermann Heiss, président, M. Franke (US), Drahomír Koĉvara (CS), Ljubomir Leviĉarov (BG), Alois Wenclewski (PL), Werner Heimlich (D) et Karel Franc (CS). Le vote par courrier nomma président H. Heiss, avec 10 voix sur 11 votants. Le bulletin d’information d’ELF reçut comme nom, La Verda Lupeo (La Loupe Verte).

Pendant le 51° Congrès Mondial à Budapest en Août 1966, le conseil d’administration de UEA (Association Universelle d’Esperanto/Universala Esperanto Asocio UEA) accepte ELF comme association collaboratrice.

Le 1er octobre 1968 est fondée également « Amika Rondo de Esperantaĵ-Kolektantoj », AREK avec 17 membres. Ivar Paulsson en devient le président et Werner Heimlich, vice-président. Le premier numéro de Fenikso (Phénix) paraît.

À l’automne 1975, après le 60° Congrès Mondial à Cophenhague (Danemark) AREK s’unit a ELF pour devenir la ligue espérantiste des philatélistes ELF-AREK. À partir de septembre 1976, parut le bulletin d’information commun La Verda Lupeo/Fenikso.

FENIKSO – bulletin d’information des philathélistes espérantistes : de la ligue espérantiste des philatélistes ELF-AREK. (Fenikso -Phénix)

C’est le nom qui fut donné au bulletin d’information, pour que – comme l’oiseau de la fable – il puisse se tenir toujours jeune et fort. Le premier Fenikso avait les adresses des 17 premiers membres fondateurs.

Le premier numéro, rédigé par l’espérantiste danois Reinhold Jensen jusqu’à son décès le 20 août 1972 (en tout 20 numéros) parut le 1er octobre 1968. Après son décès, Antonio de Salvo, Rome, succéda pour les numéros 21 à 33. Puis subitement, il cessa la rédaction pour commencer à s’occuper de la revue bien connue, Espero Katolika. Un an après la fusion de AREK et ELF, parurent provisoirement, 2 numéros du bulletin d’information rédigés par Raul Melo.

Depuis le 1er Janvier 1977, à la demande de Ivar Paulsson, Rudolf Burmeister d’Allemagne devint rédacteur, et ainsi depuis le numéro 36, la revue s’appelle La Verda Lupeo/Fenikso.

Le philatéliste espérantiste Dolfa Bartošik (1907 – 1989) de Prague, également graphiste de nombreux autocollants en espéranto, dessina en 1977, le nouveau logo pour le bulletin d’information.

En décembre 2015 est paru le 170° numéro

Association Policière Internationale d’espéranto (IPA)

Le catalogue ELF-AREK contient également des pièces de collections sur IPA, une singulière association.

Un ancien inspecteur de police hongrois, Ágoston Marich (1883 – 1955) réunit des collectionneurs isolés dans une organisation structurée. Vers 1905-1908, il a édité la revue Polica Revuo mais le manque d’argent l’a fait disparaitre rapidement.

En 1911, le président de Polica Klubo Esperantista à Paris A. Miguiére et le secrétaire Tison, inspecteurs de police, ont fondé la Internacian Esperantistan Polican Asocion et édité le revue Internacia Polica Bulteno. La guerre a mis fin à l’édition de la revue.

En août 1923, pendant le 15° Congrès Mondial à Nürnberg, des policiers de 6 pays fondèrent la Tutmondan Polican Ligon (TPL), d’après l’initiative de Aŭgusto Marich, qui en devint directeur général. Le slogan de TPL devint « servo per amikeco » (Service par l’Amitié). Les traces de TPL furent perdues dans les tumultes de la deuxième guerre mondiale.

Peu à peu, Marich qui agit en solitaire fonda plusieurs ligues professionnelles dans le but de les unir tous avec les membres de TPL en Tutmonda Ligo de la Ordo. Il aimait « ordonner l’ordre » et créa malheureusement un complet chaos. Beaucoup d’énergie, de temps et d’argent ont été perdu par l’action de Marich mais grâce à l’aide de l’Association Universelle d’Esperanto (UEA), la réorganisation de la ligue peu à peu retrouva du succès principalement pendant la guerre, diverses administrations et magistrats montrèrent de l’intérêt pour l’espéranto et son introduction dans la police. Des cours spéciaux pour policiers eurent lieu dans quelques villes. En 1921 et en 1925 les ministères de Saxe et de Prusse décrétèrent que les policiers espérantistes, après un succès à l’examen, auraient le droit de porter l’insigne espéranto. En 1927, l’administration policière de l’État de Saxe appliqua aussi la règle de l’examen pour les élèves étrangers.

Vers 1938, dissolution de TPL et fondation d’une nouvelle ligue de policiers sous le nom de Internacia Policista Asocio (IPA), Association Policière Internationale, le 1er janvier 1950 par le policier anglais Arthur Troop (1914-2000).

Sur l’emblème, resta la devise en Esperanto : « servo per amikeco ».

L’association IPA est une association politique et syndicale indépendante. Ses buts sont :
• échanges d’expériences professionnelles entre les policiers par délà les frontières,
• organisation de séminaires pour policiers dans les pays et à l’étranger pour approfondir les connaissances professionnelles,
• engagement social voyages pour faire connaissance avec les méthodes de travail des policiers des autres pays liées avec des rencontres amicales.

Les rencontres de la ligue espérantiste des philatélistes ELF-AREK

• Octobre 1967 :  dans le cadre d’une exposition de timbres poste à Karl-Marx-Stadt (Paulsson, Bartoshik, Tichy, Vana, Strönne, Burmeister, Mikulski, Biesada, Heimlich et d’autres). Il fut évoquée la fondation de AREK. (tampon des 80 ans de l’espéranto) en présence d’une vingtaine de participants de la ligue espérantiste des philatélistes ELF-AREK.

• 1978 pendant une exposition mondiale à Prague avec Goslinga, Paulsson, Kocvara, Burmeister, Vana, Müller, Heimlich, Hasala, Klement et d’autres en présence d’une vingtaine de participants de la ligue espérantiste des philatélistes ELF-AREK. .

• Mars 1980, Leipzig: ELF-AREK pendant la Foire de Leipzig avec Paulsson, Hasala, Burmeister, Beau, Hamann, et d’autres. Un cachet spécial « E-Treffen » (Rencontre d’espéranto), fut émis.

• 1983, pendant le Congrès Mondial de Budapest (Hongrie), environ 20 participants de la ligue espérantiste des philatélistes ELF-AREK.

• Du 2 au 4 octobre 2009 (première rencontre spécifique après une vingtaine d’années, indépendamment des rencontres durant les congrès mondiaux). La ligue espérantiste des philatélistes ELF-AREK et les collectionneur se sont rencontrés à Herzberg (Allemagne) la ville de l’espéranto.

L’association de la ligue espérantiste des philatélistes ELF-AREK se retrouve tous les ans lors des congrès mondiaux d’UEA

Elda Doerfler, présidente de la ligue espérantiste des philatélistes ELF-AREK
Traduction Raymonde Coquisart

Le site d’ELF-AREK : philatélistes ELF-AREK
Collection de timbre espéranto : kolektado.esperanto
Revue N°119 p. 4-7

Laisser un commentaire