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Buts pour une évolution durable (CDE)

Lasi neniun malantaŭe : garantii atenton al senprotektaj grupoj en la Tagordo 2030 por Daŭripova Evoluigo.
Ne laisser personne derrière : être attentif aux groupes sans protections à l’ordre du jour pour 2030 pour une évolution durable (CDE).

Évolution durable : présentation de la position de UEA

« Il est frappant de constater que la dimension des langues à peine mentionnée dans la plupart des discussions du CDE n’est pas du tout mentionnée dans les 17 objectifs eux-mêmes. »

La CDE reçoit la société civile et pas seulement les gouvernements

Les 17 buts pour un développement durable récemment adoptés par l’ONU sont fondamentaux et vont vers les Objectifs du Millénaire pour le Développement (JEC) qui a agi en tant que centre des efforts de développement de l’ONU dans la période 2000-2015. À l’occasion du lancement de JEC les représentants des États membres ont clairement indiqué que la mise en œuvre réussie des objectifs dépendra non seulement du travail des gouvernements mais aussi des citoyens ordinaires, et des diverses organisations de la société civile qui sont en mesure d’apporter une aide de moyens au-delà du pouvoir des gouvernements et de ses pressions.

La CDE s’adresse à tous

Ce pas en avant vers la société civile s’est avéré être de plus en plus indispensable pour un déroulement sur 15 ans, et lui a donné un accent particulier sur la planification et la formulation du CDE pour la période 2015-2030.

La société civile, en particulier sous la forme d’organisations non gouvernementales, a été impliquée dès le début.

Ce pas en avant vers la société civile s’avère être « l’ordre du jour actuel 2030 visant chaque personne, partout dans le monde », a souligné Helen Clark, administratrice du Programme de développement de l’ONU, lors d’une réunion récente de la CDE. La CDE, a ajouté Erna Solberg, Première ministre de la Norvège, constitue « le plus grand dialogue sur le développement jamais organisé dans le monde ». « Il est important d’écouter les voix du peuple », a souligné Phan Binh Minh, vice-Premier ministre du Vietnam.

La CDE inclut le dialogue

En bref, et comme suggère ces dirigeants politiques, il s’agit d’une campagne qui implique toutes les personnes – dans un dialogue, dans les deux sens, sur le développement – ce qui est important, c’est d’écouter les voix du peuple plutôt que de dicter des solutions à ces nations, non par un sens unique de processus de supériorité d’une espèce comme cela arrive beaucoup trop souvent dans les milieux internationaux et nationaux.

La dimension linguistique manque

Cependant, alors qu’on aspire au dialogue et à l’écoute, cela ne se traduit pas par une prise de conscience des langues. Il est frappant que la dimension des langues soit à peine mentionnée dans la plupart des discussions  de la CDE et n’est pas du tout mentionnée dans les 17 objectifs. Le dialogue auquel fait référence le premier ministre Solberg se fait en grande partie dans la langue anglaise, et à une faible fréquence dans d’autres langues. Cependant, les gens pour qui on traite les thèmes – en particulier dans des domaines tels que la pauvreté, l’éducation et l’alphabétisation – ne parlent pas la langue ou les langues de ceux qui font la politique. Souvent, ils appartiennent à une minorité linguistique peu reconnue dans leur propre pays, sans parler du reste du monde. Comme explique Suzanne Romaine, de l’Université d’Oxford, en citant Clinton Robinson  : « L’utilisation des langues locales est indiscernable d’un développement participatif. Les populations locales ne se sentiront pas en capacité de leur développement, elles ne seront pas en mesure d’en discuter entre elles et avec l’extérieur tant qu’il y aura la barrière de la langue des autres. »

Sommes-nous à l’écoute ?

Mais entendons-nous ces voix ? Est-ce que leurs gouvernements écoutent ? Est-ce que les ONG écoutent ? Comme l’ont écrit les rédacteurs du magazine Reconsidering Development (reconsidérer le développement), le développement international existe dans un cadre linguistique : il ne peut avoir lieu sans le développement international des langues. Mais est-ce que le dialogue est effectivement à double sens ?

La langue est au cœur de la communication humaniste

Il y a deux ans, le professeur canadien Mark Fettes a examiné les 18 fiches idées, publiées par le groupe responsable de l’ONU au stade précoce de la formation de la CDE ; il a été consterné de constater que ce groupe d’experts de plus de 50 membres des Nations Unies, les organisations internationales et le Secrétaire général n’ont mentionné les langues que quatre fois dans la dizaine de documents, et toujours en association avec d’autres indicateurs de la diversité, de l’inégalité ou de la discrimination, facteur jamais de plein droit. Cependant, l’utilisation de la langue a une influence directe sur l’efficacité de l’éducation, de la procédure judiciaire, des droits de l’homme. La langue est un facteur très important dans l’inclusion ou l’exclusion de certains groupes de personnes, et malheureusement, il est souvent utilisé comme un instrument de discrimination et de non-droit. Il semble étrange que les gens de bonne volonté (et nous ne doutons pas de la bonne volonté de nos collègues de l’ONU, experts en développement) consacrent si peu d’attention aux processus linguistiques qui se produisent au cœur de la communication humaine.

Les Nations-Unies doivent accorder plus d’attention aux langues pour le développement.

UEA, organisation non-gouvernementale (ONG), associée au Conseil Économique et Social, et au département de l’Information des Nations Unies, est intéressée non seulement par la promotion de la langue internationale espéranto mais aussi par l’élimination de toutes les formes de discrimination, y compris linguistique, et la promotion de tous les droits fondamentaux de l’homme. Elle est une des rares ONG impliquées dans les questions linguistiques. Elle suit une stratégie en deux parties pour le CDE. D’abord, elle profite de son réseau mondial de l’espéranto pour promouvoir le CDE et dépêcher les membres de ce réseau, pour qu’ils interviennent auprès de leurs gouvernements afin de soutenir le CDE. Deuxièmement, elle insiste le plus possible auprès de l’Organisation des Nations Unies, pour qu’elle consacre plus d’attention aux questions linguistiques et qu’elle reconnaisse qu’une communication efficace et les politiques linguistiques inclusives vont de pair.

Traduire nécessite une attention aux langues

Dans un article, Kathy Calvin, Présidente de la Fondation pour les N.U., et R. Venkataramanan, la Trustoj Tata a souligné : « Nous avons atteint une nouvelle ère de développement, qui reconnaît la nécessité de nouvelles approches et les engagements de tous les secteurs. Ces leçons aideront la communauté internationale à remplacer les modèles traditionnels et à renforcer les partenariats public-privé pour traduire la prochaine série d’objectifs mondiaux vers un changement durable ». La sélection métaphorique des auteurs mérite un regard critique : ils parlent de traduire les objectifs mondiaux en mots traduisant le changement durable. Mais il est important d’utiliser le vocabulaire des peuples concernés pour arriver à un résultat.

Évolution durable – N°122 pages 4 à 5

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