LA CONCURRENCE LIBRE ET NON FAUSSEE
écrit par Francis BERNARD le Sam, 10/04/2010; publiet en la revue n° 83 [mai - juin 2010]
Henri MASSON a écrit, le 09 novembre 2009 : "Je croyais que le principe
de
base de la communauté européenne était «la concurrence libre et non
faussée», or
accepter l'impérialisme linguistique fausse gravement la concurrence."
J’ajouterais : "Peut-on concilier une "concurrence libre" avec "une
concurrence non faussée" à partir du moment où les salaires pour un même
travail
peuvent être différents, où celui qui possède plus d’argent peut
s’acheter des
machines plus performantes...?"
C’est pourquoi l’Espéranto à tant de mal à se développer : même en
n’étant
pas payé pour réaliser notre revue, je ne peux pas concurrencer les
grosses
entreprises qui sortent des revues et des journaux à des centaines de
milliers
d’exemplaires pour promouvoir plus ou moins ouvertement, plus ou moins
inconsciemment, la langue anglaise du commerce et de l’industrie ! Et ne
parlons
pas de la concurrence de la télévision où EDE n’a pu avoir que quelques
minutes
tous les quatre ans pour présenter l’Espéranto ! Aussi, les adhérents
d’ESPERANTO-info sont-ils courageux et optimistes !
Mais avec raison car tout ce qui a favorisé fortement la vie des
êtres
humains (l’écriture, le zéro, les chiffres décimaux, les poids et
mesures
décimaux, etc) a débuté comme l’Espéranto ! Et nous pouvons constater
comment
les États-Unis, dans leur désir expansionniste, refusent encore la
numérotation
décimale et imposent leurs mesures archaïques utilisées même dans les
Airbus
!
L’évolution humaine est très lente mais ce qui est certain, c’est
que
l’Espéranto, avec ses valeurs de paix, de justice et de rationalité, ne
peut que
progresser dans le monde.
Francis BERNARD
Francis BERNARD
